Après moi...  posté le lundi 27 octobre 2008 17:18

Blog de marquise-des-ombres :Lettres Noires, Après moi...

 

 

Laissez moi vous présenter mes hommages, à vous qui, même, ne faites que passer. La coutume serait que je me présente quelque peu mais, je pense en dire long à travers ces pages. Des personnes qui me connaissent vont lire ces mots, peut-être également des personnes qui pensent me connaître et d'autres, pour qui je suis totalement inconnue. Cette idée me plaît, je l'avoue... n'être qu'une ombre surmontée d'un point d'interrogation même si mon visage est familier pour certains. Il nous est propre de nous dissimuler aux yeux des autres et à nous même. En effet, l'esprit humain demeure pour un moi un mystère, je n'ai pas honte de le reconnaître mais... s'il en était autrement, je ne dévoilerai pas ces textes ou bien, l'univers serait tout autre.


Pour ceux qui en ont toujours l'envie, je vous laisse modestement lire ces poèmes ou jeter un oeil sur quelques gribouillages... Libre à vous de commenter si le coeur vous en dit et par ailleurs, si j'osais, je vous demanderais humblement d'y penser. 


Qui sait, je vous souhaite une agréable lecture.


Bien  à vous...

  

Blog de marquise-des-ombres : Lettres Noires, Après moi...Note : Pour des poèmes plus aboutis j'ose vous conseiller de vous rendre à la page 13. A partir d'ici mes poésies sont métrées... PAR AILLEURS L'INTEGRALITE DE CES TEXTES SAUF PRECISION SONT MA PROPRITE  ET IL EST INTERDIT DE SE LES APPROPRIER AINSI QUE DE LES COPIER, MERCI.

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Complainte tavernière  posté le lundi 27 octobre 2008 17:58

Blog de marquise-des-ombres :Lettres Noires, Complainte tavernière

 

Le soir venu trop vite assassine déjà

Ces pauvres âmes solitaires qui ici gisent,

Dans ces lieux où des misérables devisent

Quand sonne l'heure pour les clochers de livrer le glas.

 

Regarde bien ces visages aux mille rides,

Ecoute la rumeur des marins qui déballent

Toute leur douleur aux volutes qu'ils avalent

Pour mieux cascader dans ces gosiers arides.

 

Prends la peine de choir à leurs tristes côtés.

Entends l'un d'eux parler d'océan et de femmes,

Pleure si tu veux pour cette petite flamme

De souffrance qui luit dans leurs yeux fatigués...

 

Et les mains s'agitent sur les bouteilles ambrées,

Les doigts usés captent cette douce chaleur

Que diffuse le verre rongé de malheur,

Côtoyé chaque nuit dans les maux du regret.

 

Marquise

 

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Transe Mortelle  posté le lundi 27 octobre 2008 18:19

Blog de marquise-des-ombres :Lettres Noires, Transe Mortelle
 
 
 Haut ! Si haut dans le ciel le soleil étincelle
 Nimbant son bleu azuré d'une clarté inconnue
 Et du sommet de la tour de mon air ingénu,
 Je regarde le monde exploser... Vision irréelle !

 Les édifices plient sous la fureur de la terre,
 Tremblante et impatiente de voir s'achever
 Ce que l'homme orgueilleux a un jour dépravé,
 Monstrueux bâtiments de verre et de fer.

 Les vagues s'en viennent aussi coléreuses,
 Energiques pour seconder sa tendre soeur,
 Caressant la surface de sa douce fraîcheur,
 Pour balayer les peines de l'ex amoureuse.

 Elle, s'étant faite posséder par l'être vil,
 Le laissant profaner son âme désirante.
 Moi de mon côté me sens enfin vivante
 Même si la mort m'appelle sur mon île !

 La vie s'effondre et je suis dans l'attente.
 Mon heure arrive, mon coeur s'emballe,
 Cette impatience me ronge, me fait mal,
 Viens donc Faucheuse, je suis ton amante !

 Le sol se dérobe, le moment est venu.
 Vivement, je dérape et je plonge,
 Ressens cette caresse qui me longe.
 Sur mon corps, cette langueur bienvenue.

 L'ivoire se fêle dans mon esprit étouffé,
 J'entends l'eau murmurer tout en bas...
 L'obscurité terminera donc ce combat
 Pour m'envelopper et  mieux triompher.

 L'émotion est grisante, que va- t-il advenir,
 A quoi ressemblerais-je une fois arrivée,
 L' océan de pureté aura-t-il tout laver  ?
 Mais ce n'est plus qu'un rêve,  un souvenir.

Marquise
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Andersen‘s Daughter  posté le lundi 27 octobre 2008 18:41

Blog de marquise-des-ombres :Lettres Noires, Andersen‘s Daughter

 

Le sol est froid sous mes semelles fines
Et la brise semble vouloir pénétrer mes os
Mais la douleur n'est pas le pire des maux,
J'en connais une plus virulente et maligne.

Amour ! Voilà le virus vicieux et incurable
Qui infecte l'âme et le cœur inévitablement
Mais nulle médecine n'existe réellement
Afin de me sauver de ce mal ineffable...

 L'échine de l'océan parait s'hérisser

Sous les feux argents de l'astre nocturne,
Jetant ses rais sur les innombrables dunes
Que forment l'écume poudreuse et glacée.

Le souffle de la déesse givrée m'étreint,
Je sens son haleine morte dans mon cou
Tel le baiser qui savait accueillir ma joue
Pour me rappeller mes peines et chagrins...

Mes longs cheveux dansant avec le vent
Dessinaient sur tes lèvres un sourire

Et moi réprimant mes fols soupirs,
Essayais de taire mes sentiments.

Aujourd'hui, ma main tient un poignard
Dont ma folie s'est saisie pour mettre fin
Au chaos qui règne dans les confins
De tout mon être et de mon regard !


Tu dors mon adoré, ton sommeil est serein
Dans ce lit où jamais je ne me suis abîmée
Enlaçant contre toi cette épouse bien aimée
Pour reposer dans tes bras... Mes rêves vains !

Il me suffit de percer durement ta poitrine,
Bien trop douce et ferme dans mes chimères
Et regarder ce nectar rouge couler à terre
Pour rejoindre tristement mon antre marine.

Silencieusement, je m'approche de ta chair,
Mon esprit s'évade, quitte ce corps effrayé,
La souffrance m'enveloppe et me fait plier,
Je ne peux te tuer, toi qui m’est si cher !

Courant jusqu'au pont, assaillie, par les regrets
Je me jette dans les eaux noires et malsaines
Que j'ai su abandonner pour être humaine.
Adieu sacrifice ! C'est en sirène que je mourrais.

 

Marquise 

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Mort Eden  posté le lundi 27 octobre 2008 18:47

Blog de marquise-des-ombres :Lettres Noires, Mort Eden

 

 

La solitude me berce et me veille,

Se penchant sur mon lit, vivace,

Voleuse de rêves et de sommeil,

Va-t-en, il faut que la nuit passe !

 

Le jour m’habille de fausse chaleur

Avec force, je dois m’échapper

Et  déchirer ce voile de noirceur

Qui m’empêche de respirer.

 

La rue obscure, ses faces maudites,

Ombres des passants qui traversent,

Courent sur l’asphalte de granit,

Me bousculent et me transpercent.

  

Rentrée chez moi, dans mon jardin fané…

 

Je regarde  les fontaines pleurer,

Les feuilles des arbres tomber

Et le temps lui-même est écœuré

Que je ne parvienne à t’oublier.

 

Marquise

 

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